Chemin de guérison avec Lazare

Lazare, sors !

Evangile de Jean, Chapitre 11 (v. 43 et 44)

Suite à la prédication de ce dimanche 13 avril 2014 par Thierry Bourgeois sur le thème de la résurrection de Lazare, j’ai à cœur de partager ce que j’ai vécu de profondément bénissant pour tout mon être tant intérieur que physique.

Ce message s’est transformé en une invitation personnelle, comme venant directement de Jésus et c’est une grâce particulière que d’avoir pu la recevoir « en plein vol » et répondre ainsi à son appel : sortir du tombeau dans le sens que depuis plusieurs mois je ressentais que petit à petit j’étais entrée dans un « statuquo mortifère » (je ne sais pas si le mot est juste mais je n’en trouve pas d’autre).

Je vivais dans une sorte de retranchement en raison de ma « petite forme physique » et peu à peu ma vie s’amenuisait comme si je n’avais plus rien à en attendre, me laissant « mourir à petit feu » et même si au moindre « déclic » j’en sortais volontiers, mes forces semblaient m’abandonner et s’écoulaient comme le ruissellement lors d’une fuite d’eau – ce qui est bien contraire au fleuve d’eau vive promis par La Parole !

A la fin de son message, Thierry a invité tous ceux qui se sentaient « retenus » comme Lazare, avec une pierre à rouler pour leur permettre de sortir ou enveloppés de bandelettes paralysantes, de se lever. Il a précisé que nous n’aurions pas à nous avancer devant mais il a « mandaté » chaque chrétien se trouvant autour d’une personne debout, à se regrouper à 2 ou 3 autour d’elle pour prier.

Si vous désirez comprendre ce qui m’a fait lever « bien droite sur mes deux pieds avec détermination », il faudrait écouter ce message qui a été parsemé d’invitations diverses animées de l’esprit de résurrection de Jésus pour guérir, restaurer, ranimer et rendre à la vie ce que nous avions laissé mourir.

Je n’ai pas tout de suite pu donner « un nom » à la pierre à rouler, ni aux bandelettes qui m’empêchaient de marcher et j’ai simplement demandé à mes deux amies très proches de coeur, qui ont prié avec moi en leur demandant de rouler la pierre pour moi – parce que j’avais compris l’importance de la participation des « amis de Lazare » qui avaient été interpelés par Jésus pour aller rouler la pierre dans un premier temps et pour le débarrasser de ses bandelettes une fois que Lazare a répondu à l’appel de Jésus. (v. 43 et 44)

Et c’est après ce temps de prière que j’ai reçu la conviction que cette pierre était mon acceptation/résignation de la maladie et oui une grosse pierre d’incrédulité qui bloquait ma vie.

Et comme Thierry l’avait si bien décrit et mimé, comme Lazare, je ne sais pas du tout comment j’ai pu me lever et faire les premiers pas, mais avec le soutien de l’église j’ai pu le faire, par la foi en cette Parole de Vie que son serviteur nous a transmise.

La douceur avec laquelle ce message a dépeint ce Jésus tellement plein de bonté, de grâce, d’attention, d’empathie envers les humains que nous sommes, m’a particulièrement rejointe. J’en ai toujours été persuadée « pour les autres », mais il a fallu que je le ressaisisse pour moi ce dimanche matin.

Aujourd’hui, même si des bandelettes (petites douleurs) demeurent, je veux rester dans cette attitude, debout par la foi, laissant derrière moi le tombeau dans lequel je m’enfermais peu à peu. Quant aux bandelettes restantes, elles vont tomber les unes après les autres grâce au soutien du corps de Christ qui est là, et prie que l’on « se débarrasse mutuellement » de ce qui le maintien dans la servitude de la maladie ou de toutes autres choses qui veut le paralyser.

J’ai sur le cœur toute une dimension de « quelque chose » de nouveau ! Un peu difficile à nommer, mais de la nécessité d’apprendre à compter les uns sur les autres, comme nous le faisons dans le fait « de nous porter dans la prière »… et peut-être une attitude de plus à y ajouter.

Ouvrir nos yeux et voir (discerner) ce que nous pouvons débloquer sur le cheminement de nos frères et sœurs, de manière interdépendante, en roulant des pierres, en enlevant des bandelettes et en saisissant, tous ensemble et d’un même cœur cette invitation « à vivre » et à sortir du tombeau, de tout ce qui voudrait nous empêcher de nous lever.

Et la gloire de Dieu va ainsi se manifester au milieu de l’Eglise à travers le monde, dans notre pays, à Genève et parmi nous. Que nous devenions des chrétiens matures, non plus à la recherche du sensationnel ou du sermon qui va bouleverser nos vies, mais des enfants de Dieu qui ne vont plus rester « en attente » de voir arriver une puissance particulière extérieure, ni compter sur le ministère distinctif d’un homme ou d’une femme en particulier, mais des chrétiens qui vont s’attendre à ce que « ce Jésus » rempli de compassion et d’amour pour ses amis, veut mandater chaque chrétien auprès de « son prochain » pour intercéder, porter, proclamer et être un instrument de bénédiction, de guérison, de restauration, de maturité et de croissance les uns pour les autres ! Amen !

Mercredi 16 avril 2014/Tine

Lire la suite avec Bartimée :

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